Lieu

Paysag.ist propose des services de jardinage et de paysagisme en romandie, dans la région de Lausanne. Installée à Ecublens, entre les fermes maraîchères de la Venoge et les jardins de matière grise des universités, l’entreprise se déplace volontiers à Lausanne et dans l’ouest lausannois, à Renens, Chavannes-près-Renens, Saint-Sulpice, Denges, Echendens, Bussigny, Crissier, Prilly, pour y effectuer l’entretien des jardins, la taille de haies, l’élagage des arbres, la taille d’arbres fruitiers, ainsi que diverses réparations et aménagements respectueux de l’environnement.

Circuits courts et vie des sols

Basée sur l’idée de circuits courts, l’entreprise paysag.ist favorise l’utilisation et la réutilisation en cycles. L’entreprise propose l’installation de systèmes de recyclage des eaux de pluie et des matières végétales: des tonneaux disposés à proximité des écoulements des eaux de toits permettent d’irriguer vos jardins sans frais ni adjonction d’eau potable, et un compost disposé en bordure de terrain fait de vos épluchures et autres déchets ménagers de précieuses ressources pour enrichir vos sols. Il n’y a qu’à laisser se développer la vie invisible, mais infiniment riche, de nos sols, puisque, comme le précise Claude Bourguignon, «80% des organismes vivants vivent là», dans les sols.

A la fin du XIXe siècle déjà, Victor Hugo notait le paradoxe que constitue l’évacuation des déchets par l’égoût, et l’importation de fertilisants sur des distances énormes, alors que la réutilisation des déchets sur place permettrait à la fois une économie de dépenses et d’énergies, et une augmentation de la vie des sols et de la productivité: «On expédie à grands frais des convois de navires afin de récolter au pôle austral la fiente des pétrels et des pingouins, et l’incalculable élément d’opulence qu’on a sous la main, on l’envoie à la mer. Tout l’engrais humain et animal que le monde perd, rendu à la terre au lieu d’être jeté à l’eau, suffirait à nourrir le monde» (Les Misérables, Tome V, Livre II, Chapitre I). Alors que l’industrie pétrochimique préconise l’utilisation d’engrais de synthèse et d’OGM, une simple réutilisation des matières que nous considérons comme des «déchets», mais qui constituent la nourriture des sols, permet de boucler la partie du cycle qui sépare la mort du retour à la vie végétale: cette digestion par le sol et ce retour à la fertilité en sous-sol constituent la grande inconnue d’une science agronomique qui s’est, au cours du XXe siècle, obstinée à ne voir que le sur-sol, ou la terre comme une surface.

Paysag.ist propose au contraire de prendre en considération ces nouvelles recherches scientifiques et les cylcles de vie qui comprennent la vie du sol et le considère non pas comme une surface discrète, séparant nettement le dessus et le dessous, mais comme une couche continue, où la vie du sol interagit nécessairement avec la vie du dessus et du dessous.

Des outils simples: Pour plus de travail, moins cher

L’entretien des jardins au plus près des principes de la permaculture favorise également les outils simples, pour contrer le surendettement et la relation de dépendance aux banques et aux fabriquants que déplorait déjà H.D. Thoreau dans Walden, quand il affirmait que «les hommes sont devenus les outils de leurs outils» (Walden, Siltwell: Digireads.com, 2005, p.20), et pour s’approcher d’outils «conviviaux», comme les appelait Ivan Illitch dans La convivialité.

L’utilisation de ces outils simples ne constitue en rien un refus du progrès technique: elle propose simplement de réduire les coûts d’utilisation et d’entretien, donc les factures pour l’entreprise et pour les clients, et de diminuer les nuisances écologiques de l’utilisation de machines bruyantes et polluantes. En valorisant la main d’œuvre plutôt que la machine, le même travail peut être effectué en plus de temps, mais pour le même prix: un talus fauché avec une faux à CHF 100.- plutôt qu’avec une débroussailleuse à CHF 1’000.- représente un travail plus long, mais moins onéreux, puisqu’il ne nécessite aucun amortissement du capital.

Au final, la simplicité de l’outillage mène à une augmentation du nombre d’heures travaillées et à une augmentation de l’emploi, tout en retirant la capitalisation du prix de la main d’œuvre. Autrement dit, pour tous les travaux qui peuvent être effectués sans machinerie onéreuse, la simplicité d’un outillage dont l’entretien peut être fait maison conduit à obtenir le même salaire pour une facture moindre, et pour plus d’emploi.